Titrisation : Maillon clé du financement de l’économie PDF

L’échec de Lehman Brothers et la quasi-faillite de plusieurs autres grandes entreprises complexes ont considérablement aggravé la crise et la récession en perturbant les marchés financiers, entravant les flux de crédit, entraînant de fortes baisses des prix des actifs et nuisant à la confiance.


La titrisation est une technique financière qui transforme un financement classique en titres de marché placés auprès d’investisseurs. Elle permet aux banques de se refinancer et aux entreprises d’améliorer leur liquidité. Ce mécanisme de financement désintermédié n’est ni dangereux ni toxique intrinsèquement ; il contribue au contraire à la complétude du marché. Mais c’est un fait, un usage déviant de la titrisation a servi de catalyseur à la crise. Les dérives ont entraîné une course folle vers des produits économiquement aberrants et une concentration des risques devenus impossibles à évaluer et à localiser. Aujourd’hui, la titrisation subit les dommages de ce déficit de confiance. Pourtant, la titrisation est un instrument moteur du modèle Originate-To-Distribute largement adopté par les banques pour répondre aux exigences de leurs actionnaires et des régulateurs. L’analyse de ce mode de financement montre qu’une utilisation conforme et correctement contrôlée (qualité des actifs, transparence et standardisation des montages…) constitue un maillon clé du financement durable de l’économie. L’industrie financière doit faire face aux changements structurels liés à l’évolution réglementaire qui modifie fondamentalement les dispositifs opérationnels. La relance de l’activité de titrisation suppose une prise de conscience du bien-fondé de cette technique. Tous les acteurs – régulateurs, banques, assurances, entreprises, investisseurs, agences de notation – sauront-ils saisir cette nouvelle donne ?

Le ministère de la Justice annonce une nouvelle politique sur la coordination de l’application de la loi afin d’éviter le «démantèlement». Outre le problème du coût, la participation au marché des produits dérivés nécessite un accès et une connaissance minimale des marchés financiers. Corporate Europe Observatory a déposé une demande d’accès à l’information auprès de la Commission et du Conseil afin de vérifier le développement de questions sensibles et de voir qui essayait d’influencer les négociations dans la phase finale, en particulier sur l’auto ABS.-}