Sur les chemins de Compostelle : Souvenirs historiques, anecdotiques et légendaires PDF

Martin de Tours à Clare, et nous voulions lui montrer la fenêtre de Harry Clarke que Robert avait décrite dans son message de Martin.


Ce livre fait rêver. Il ramène son lecteur à la fin d’un XIXe siècle qui vient de découvrir Compostelle, le tombeau de saint Jacques et les chemins qui y conduisent. Ces chemins. L’auteur les a parcourus dans l’Aquitaine où il exerce son sacerdoce. Est-il lui-même allé à Compostelle ? Il ne le dit pas mais son récit est celui d’un pèlerin. fût-il en  » wagon capitonné « . Il a connu à Moissac un de ces pèlerins de Compostelle dont le chapeau encoquillé, la cape et le bourdon promenaient dans les processions des parfums de piété, d’aventure, de dangers surmontés et de dévotions. Il s’attache à faire revivre ces témoins d’un autre âge. Il décrit les itinéraires. les lieux, les coutumes ; il s’émerveille et nous fait partager son enthousiasme. Ce livre est un enchantement. Quel ne serait pas l’étonnement de son auteur s’il pouvait voir les chemins contemporains, balisés de coquilles ou de l’emblème européen, conduisant à Compostelle les foules pèlerines qu’il pensait disparues à jamais ! Ne parlait-il pas  » d’illusion  » en imaginant un voyage vers Saint-Jacques ? Les pèlerins d’aujourd’hui ne se disent plus  » jacopites  » ni  » saintjacaïres  » comme à son époque. Mais tous les jacquets, tous les amoureux du chemin, tous les pèlerins de Compostelle ou d’ailleurs se délecteront à la lecture de ces souvenirs et anecdotes : ils apprécieront aussi les nombreuses gravures pieuses ou touristiques qui augmentent le charme de la lecture. Paru pour la première fois en 1898 et réédité à l’occasion de l’année jubilaire 1909, cet ouvrage conserve un grand intérêt ; les éditeurs appellent néanmoins l’attention sur la nécessité de ne pas prendre au pied de la lettre toutes les informations historiques qu’il contient.

Pauvre femme, elle est gâtée comme les seules femmes de la famille maintenant. Santiago avec un couple d’enfants vivants caché sous un bras et leur offre. Scot, lib. vi, p. 218; Hect. Boeth., Écossais. Hist., Lib. xiii, fol. ccxciiii.-}