Philosophie penale, droit et psychanalyse PDF

Elle a également été nommée «Femme scientifique slovène de l’année» par le ministère slovène des Sciences en 2010.


Alors que les polémiques concernant le père fondateur de la « science de l’inconscient » n’ont jamais cessé de remplir les rubriques de l’actualité culturelle et scientifique (Livre Noir de la psychanalyse, révisionnismes, confrontation avec les dernières avancées des neurosciences et des comportementalistes, réactions, récemment, autour du volumineux brûlot de Michel Onfray), Vassiliki-Piyi Christopoulou adopte une position critique, historique et notionnelle, loin des discours idéologiques habituels. Forte d’une interdisciplinarité qu’elle place sous le signe des « interactions de la psychanalyse », elle nous invite à découvrir un Freud méconnu, un Freud « juriste ». L’emprunt par ce dernier du modèle juridique, voire judiciaire pour « penser » l’appareil psychique ouvre en effet de nombreux et inattendus horizons de réflexion pour les juristes et les philosophes du droit pénal. La philosophie pénale enfin, appelée, selon l’auteur, à jouer un rôle fédérateur dans ce dialogue entre droit et psychanalyse, accompagne constamment ces débats aux prolongements théoriques importants.A propos de l’illustration de la couverture:

La célèbre Bouche de la Vérité (Bocca della Verità) est un masque en marbre, placé dans le portique de l’église de Santa Maria in Cosmedin à Rome, datant de 1632. Ce masque jouit d’une renommée antique et légendaire. 

Sigmund Freud, grand voyageur et amoureux de l’Italie, en parle dans une de ses lettres à Fliess, quand il évoque ce masque célèbre et avoue y avoir plongé sa main en faisant le serment d’y revenir. Or pour la psychanalyse, la carpe de la vérité est attrapée avec l’appât du mensonge…selon les propos de Polonius dans Hamlet que cite Freud dans Constructions en analyse.

Les commentateurs sont consternés, considérant cela comme une recrudescence d’émotion vindicative qui assombrit une politique de justice pénale sobre et rationnelle. Alors, quelles sont les implications de la thèse de l’ambivalence émotionnelle dans l’amour pour penser à des alternatives à la peine de mort et plus généralement à la violence légale. L’atelier a examiné ces intersections du droit pénal et du droit de l’immigration dans un contexte comparatif.-}