Les Négociants de La Rochelle au XVIIIe siècle PDF

James Vauloue, qui a inventé la machine qui conduisait dans les piles pour le premier pont de Westminster, était un horloger.


Au XVIIIe siècle, La Rochelle vit au rythme de son grand commerce colonial, né à la confluence du marché canadien, de la droiture avec les Antilles et de la traite négrière. Au sein de la ville atlantique, se démarque dès lors une élite qui tient le haut du pavé : les négociants. Moteur de croissance et de l’emploi, à la tête des plus grandes fortunes et propriétaires des plus beaux hôtels particuliers, ils disposent d’un esprit de corps autour duquel se cristallisent une conscience et une culture partagées. Regroupés derrière leur chambre de commerce et valorisés par l’honorabilité de leur profession, les négociants, dont les plus opulents sont protestants, réussissent à se positionner comme des figures incontournables de la société rochelaise, ayant une influence certaine sur la vie de la cité et pesant de tout leur poids face aux nantis traditionnels d’Ancien Régime. Observer les négociants rochelais revient à examiner une élite dont les membres se renouvellent au gré des réussites et des faillites. A l’image des autres grandes places maritimes de France, La Rochelle réceptionne inlassablement de nouveaux candidats à la promotion socioprofessionnelle, ceux qui débutent parfois avec presque rien et qui bâtissent les plus grandes fortunes, ou ceux qui viennent quérir un niveau de richesse en adéquation avec leur rang. A leurs côtés, les anciennes familles du grand commerce ne sont pas à l’abri des mésaventures, victimes des révoltes de captifs à bord de leurs navires, des naufrages ou des guerres incessantes entre monarchies européennes. Du fait des conditions d’exercice du grand commerce maritime et de la nature du capitalisme relationnel d’Ancien Régime, les négociants forment un milieu socioprofessionnel mouvant qui se veut nécessairement ouvert. Les négociants de La Rochelle est la première étude socioculturelle consacrée à l’ensemble grands entrepreneurs du commerce rochelais du siècle des Lumières. A l’appui de plus de dix mille documents mis en articulation, surgissent 738 négociants qui Eure l’âme et le coeur de La Rochelle et qui marquent encore la ville de leur empreinte.-

Les principales activités de la ville étaient dans les domaines du commerce et du commerce maritime, en particulier avec l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Espagne. Les liverpudliens sont très familiers avec les histoires de tunnels sous la ville pour transporter des esclaves entre les docks et la ville et les caves où ils auraient été gardés et enchaînés. En 1788, typiquement, puisqu’ils étaient parmi les familles les plus riches de Bordeaux, leurs intérêts allaient vers la viticulture au lieu du commerce.-}