La construction d’une sphère publique musulmane en Afrique de l’Ouest PDF

Par conséquent, afin de surmonter cet obstacle, l’ANASI a choisi, au début, de se concentrer sur «l’illumination» des «intellectuels», en créant diverses tribunes pour «s’entraîner» à la culture et aux valeurs islamiques.


L’islam a connu une progression fulgurante au Burkina Faso depuis les dernières décennies. Ce pays, autrefois qualifié de « fille aimée de l’Église », compte aujourd’hui plus de 60 % de musulmans. Outre leur importance numérique, ceux-ci se sont montrés dynamiques depuis le tournant des années 1990, notamment avec un foisonnement associatif particulièrement important, comme en témoignent les 240 associations islamiques officielles à l’échelle nationale. Ouagadougou, la capitale, compte à elle seule plus de 600 mosquées. Afin de saisir les profondes mutations qu’a subies l’islam burkinabé, les relations internes souvent tendues entre ses tendances et les rapports complexes qu’a entretenus cette religion avec l’État depuis l’indépendance, l’auteur a fait deux séjours au Burkina Faso, allant à la rencontre de trois générations d’imams et de prêcheurs.

A cause de ce déséquilibre, une de mes propositions est que pour comprendre pleinement l’importance des expériences récentes de la laïcité au Niger, nous devons examiner comment les oulémas (clercs musulmans) ont réagi au processus de sécularisation et aux objections qu’ils ont formulées contre la transformation sociopolitique de la démocratisation a apporté. Le deuxième ensemble comprend les églises qui ont été établies sur le continent par des dénominations pentecôtistes occidentales (telles que les Assemblées de Dieu, l’église Four Square Gospel, et l’Église Apostolique), connues sous le nom d’églises pentecôtistes classiques. Les fêtes musulmanes, catholiques et protestantes pourraient bénéficier d’une exposition publique équitable.-}