L’exception tunisienne : Chronique d’une transition démocratique mouvementée PDF

Les Européens, comme l’ancêtre commun de leurs langues, l’avaient été.


Alors que les printemps arabes tournent au fiasco en Syrie et en Egypte, la Tunisie est sans doute le seul pays en train de réussir sa mue vers la démocratie. Les représentants de la société civile, syndicalistes, avocats et militants des droits de l’homme réunis, ont permis, en février 2014, la nomination d’un gouvernement d’indépendants, dirigé par un ancien cadre du groupe Total. Des élections législatives et présidentielles devraient avoir lieu d’ici décembre, à condition que la situation économique et sociale totalement plombée ne provoque pas de débordements. La surprise après une année 2013 marquée par deux assassinats politiques spectaculaires, l’apparition de noyaux djihadistes et les rumeurs persistantes de coups d’Etat, la voici : le vieux et rusé Beji Caïd Essebsi, ex ministre de l’Intérieur de Bourguiba désormais à la tête du principal mouvement politique tunisien, s’entretient à Paris avec Rachid Ghannouchi, le leader charismatique des islamistes, pour préparer un avenir démocratique commun, avec l’appui de la diplomatie occidentale. Comment en est-on arrivé à cet incroyable pacte national ? Nicolas Beau enquête sur les coulisses de ces trente mois de transition, les rapports de force au sein des forces sécuritaires dirigées par d’anciens prisonniers politiques, les arrangements secrets et les compromis passés par les principales forces politiques, les intrigues de ce microcosme subtil et souvent autiste, le rôle des puissances étrangères (Etats Unis, France, Qatar), les tentatives de déstabilisation menées depuis la Libye et l’Algérie. Une transition sans précédent dans un monde arabe et musulman en pleine décomposition après les espoirs nés du printemps arabe.

De plus en plus, les dirigeants irakiens ont du mal à parler légitimement au nom d’une partie substantielle de leurs circonscriptions. Mais ils ont souligné certaines failles au cours de la campagne, telles que l’utilisation de termes abusifs, provocateurs et diviseurs, ainsi que l’utilisation fréquente par les fonctionnaires du Chama cha Mapinduzi (Parti révolutionnaire) au pouvoir du personnel et des ressources du gouvernement. Ces attitudes privent finalement la région du dividende démographique potentiel – une croissance économique accélérée résultant d’une expansion de la population en âge de travailler – qui a donné à l’Asie de l’Est et à d’autres régions des relances économiques par le passé. 2.-}