Capitalisme, néoliberalisme et mouvements sociaux en Russie PDF

Cherchant à tracer les contours d’une nouvelle subjectivité néolibérale, nous émettons l’hypothèse que les réformes néolibérales stimulent des changements dans deux facultés cognitives particulières: le sentiment du temps; et la perception de soi en tant que partie d’un collectif ou en tant qu’individu.


Quels sont les fondements de la société russe postsoviétique ? L’apparente stabilité du pays repose-t-elle sur des bases solides ? La population russe accepte-t-elle vraiment l’ordre établi ? Quels sont les points de vue des nouvelles organisations sociales démocratiques, la société civile, qui défendent les intérêts des populations ? Cet ouvrage nous emmène à la découverte des profondeurs de la société russe et particulièrement de son régime politique, de son économie et des mouvements sociaux, notamment le mouvement ouvrier. Il s’intéresse aux caractères spécifiques de la Russie : les traits particuliers de son régime politique, les rapports sociaux qui l’organisent, l’état réel de son économie, vingt ans après la thérapie de choc. Fruit d’un travail collectif, la majorité partie des textes sont écrits par des chercheurs russes qui, engagés dans le changement social, ont en commun le double rejet de l’ancien régime soviétique et de l’actuel régime autoritaire. La première partie de l’ouvrage apporte un éclairage sur l’évolution dans un sens de plus en plus autoritaire du régime, en partant de la structure sociale spécifique de la Russie. Boris Kagarlitsky apporte sa contribution sur les conséquences politiques de la crise de 2008. Il entrevoit la simultanéité d’une crise au sommet et d’une crise de la base susceptible de déboucher sur une situation révolutionnaire. La deuxième partie porte sur l’économie et rassemble cinq contributions. Citons celle d’Alexandre Bouzgaline qui s’intéresse au caractère particulier du capitalisme russe, plus précisément à la forme de la propriété et du contrôle sur l’économie. L’économie russe apparaît comme une synthèse contradictoire d’éléments du féodalisme, du régime bureaucratique soviétique et de corporations claniques. La troisième et dernière partie s’intéresse aux mouvements sociaux. Carine Clément analyse deux cas de pratiques militantes, à partir de ses observations dans le domaine du logement et dans le secteur de l’automobile. David Mandel nous livre une histoire détaillée du syndicat chez Ford et des batailles qu’il a menées. A partir d’interviews de dirigeants et de membres du syndicat, il dresse un portrait de l’évolution d’un syndicalisme indépendant qui, demain, pourrait devenir un acteur majeur de la scène sociale russe.

Luddites, c’est-à-dire des imbéciles mal placés qui s’opposent aux lois naturelles de l’histoire. Il y en avait beaucoup, mais Bennett en a trouvé un qui était très différent. Trump aura du mal à concilier ses promesses de campagne pour faire revivre l’Amérique des cols bleus avec l’idéologie de petit-Etat de plusieurs de ses alliés au Congrès.-}